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Interview La Comtesse x Hedwige

Comme promis, jeunes scarolles, Hedwige a rencontré La Comtesse. Cette prometteuse DJETTE nantaise nous concocte actuellement son premier EP qui sortira les prochaines semaines. Elle nous raconte son parcours et des anecdotes croustillantes !

Ne manquez pas également, environ tous les 6 mois, ses mix délurés sur le Gramophone !

PLAYLIST LA COMTESSE X HEDWIGE

De culture Jazzy electro, elle revisite les années prohibées, le temps des robes à froufrou et boa autour du cou. Pendant ses DJsets, elle pioche avec émotion dans des sons gospel, soul et swing…

HEDWIGE : Quelles sont tes inspirations ?

LA COMTESSE : Quand j’étais plus jeune, je pratiquais le Piano, mais je n’adhérais pas vraiment au style classique. Il m’a paru naturel de me tourner vers le Jazz, moins limité et laissant plus de place à l’improvisation. En faisant ce choix, et lors de ma première audition à jouer Eroll Garner je me demandais, pourquoi l’art aurait il des limites et j’ai voulu m’en affranchir. Plus tard, mon premier sentiment s’est confirmé, notamment avec la musique allemande dans laquelle je me suis retrouvée. C’est le courant actuel qui n’a pas vraiment de code ni de limite. C’est d’ailleurs une musique enviée dans le monde entier.

HM : Quel fut ton déclic musical ?

LC : Eroll Garner pour le jazz, Bob Sinclar pour la House et tous les artistes de la Frenchtouch, j’avais 14 ans.

HM : Quels sont les artistes que tu écoutes en boucle en ce moment ?

LC : Belle découverte éléctro : Superflu, et mon groupe phare : Parov Stellar Band

HM : Quels ont été les éléments déclencheurs de ton projet ?

LC : Le premier element déclencheur, ce fut quand mon prof de piano ne pouvait plus me donner de cours, pour combler mon manque musical, j’allais dans un magasin de musique à Nantes. C’est là où je suis tombée sur ce qui allait devenir ma meilleure amie, une table de mixage pour enregistrer des cassettes sans blancs. Le second a été pour mes 20 ans, j’étais alors en Erasmus, à Madrid. Pour mon anniversaire, mes amies m’ont offert l’opportunité de mixer au Pacha. A l’époque, je ne me sentais pas forcément les épaules pour livrer ce genre de prestation, finalement j’y suis allée, j’ai mixé de 2h à 4h, ce fut un grand moment pour moi, parce que le public etait présent et réceptif. Ce que j’ai kiffé par dessus tout, c’etait de diffuser les vinyles chinés dans les echoppes madrilaines et ailleurs, à la base destinés à mon écoute personnelle et qui ont plu au Pacha tout entier ! Après cette experience incroyable, je suis revenue à Paris et j’ai accepté tous les plans qui me rapprochaient des platines, que je refusais avant. Beaucoup de personnes sont venues me voir pour me proposer de mixer à différents événements notamment des mariages, c’est ainsi qu’est née La Comtesse.

HM : Pourquoi le nom la Comtesse ?

LC :  Je voulais un nom qui soit un peu vintage, lié à mon univers musical. Un nom de scène un peu décalé, tout en restant trendy. D’ailleurs je mix toujours avec un gramophone à coté de moi !

HM : Quels sont les artistes avec qui tu rêves de collaborer ?

LC : J’ai rencontré il y a quelques temps un duo avec qui j’aimerais beaucoup travailler : Bart and Baker. Ce duo ressemble beaucoup à La Comtesse, travailler ensemble pourrait nous apporter beaucoup. Et puis, rêvons un peu Parov Stellar of course !

HM : Quelle est ta salle de concert préférée/ou ton meilleur moment sur scène ?

LC : Mon meilleur moment sur scène reste à Bagatelle où j’ai été résidente un été. Le public la bas était un public qui veut et sait s’amuser, recherchant des sensations. J’ai été heureuse de leur en transmettre quelques unes avec ma musique. Et puis l’équipement son de Bagatelle est vraiment incroyable !

D’ailleurs, en parlant de système son, pour moi la meilleure scène parisienne reste le REX. L’immense scène, le son de très bonne qualité et les installations vidéos rendent l’expérience unique ! La configuration et la réputation du REX ont été marquant pour moi !

HM : Quelle est ton icône fille ?

LC : Christine and the Queens. J’aime la façon dont elle a imposé son style.

HM : Quelle est ta chanson inavouée, celle que tu chantes en secret sous ta douche ?

LC : J’en ai plein, la plus inavouée reste Dolce vita – Ryan Paris

HM : Si tu n’avais pas été Djette, quelle voie aurais tu suivie ?

LC : Entrepreneur, en quelque sorte c’est ce que je fais à côté de La Comtesse avec mon entreprise qui rejoint ma passion pour la musique et l’événementiel : LA BOITE A MUSIC. Et sinon, travailler dans un zoo !

HM : Selon toi, est-ce plus dur de percer dans l’industrie musicale en étant une femme ?

LC : Je dirais oui et non ! La dualité des femmes 😉 C’est certes plus compliqué. En étant une femme on doit redoubler en crédibilité. Surtout dans le monde des DJ, où les hommes sont en masse ! On nous compare parfois à un produit marketing, certaines personnes pensent qu’être une femme est original. On séduit certes, mais pas forcément pour les bons arguments ! C’est un peu comme un yahourt, selon son packaging il est plus ou moins populaire ! Certains préfereront le physique plus que les compétences, mais ce n’est pas que dans le milieu du DJ ! Pour combattre ces préjugés, il faut être plus credible sur la technique, sur la performance artistique. La passion seule ne sera pas suffisante pour percer. Après soyons honnête, être une femme c’est quand même génial, on nous remarque plus, on attire l’œil !

HM : Le Bonus Hewige, quelle est ta recette de salade fétiche ?

LC : Crevette avocat pamplemousse

HM : Y-a-t-il un autre sujet que tu voudrais aborder ?

LC : S’il fallait ajouter quelque chose, je dirais qu’il faut arrêter les clichés sur les DJ et la drogue. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’à priori sur le milieu de la nuit, on entend souvent : “les DJ sont tous drogués, crades”. Mais ce n’est pas vrai, les Djs ne sont pas forcément dépravés et marchant à la Cocaïne ! Moi, je ne me drogue pas, bon je ne dis jamais non à une coupette de champagne 🙂 !

Je voudrais également parler de mon projet annexe, qui m’a permis de mener à bien La Comtesse : LA BOITE A MUSIC. J’ai créé en parallèle une agence de booking de DJ, l’idée c’est d’offrir une vraie prestation artistique lors de soirées privées, les mariages par exemple, dépoussièrant ainsi l’image du DJ ringard avec un set cohérent et en faisant danser toutes les générations !

Un grand Merci à La Comtesse pour avoir accordé une interview à Hedwige ! Hedwige a hâte d’écouter son nouvel EP. En attendant elle flirte avec le Gramophone !

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